Le REER : reporter l’impôt
La cotisation est déductible du revenu imposable, la croissance est à l’abri, et le retrait est pleinement imposable comme un revenu. Vous ne supprimez pas l’impôt : vous le déplacez dans le temps, en espérant un taux plus faible à la sortie.
Le CELI : payer l’impôt maintenant
La cotisation n’est pas déductible, mais la croissance et les retraits sont libres d’impôt. Le retrait n’ajoute rien à votre revenu imposable, ce qui a des conséquences au-delà de l’impôt lui-même.
La règle qui tranche
Si votre taux marginal aujourd’hui est plus élevé que celui que vous prévoyez au retrait, le REER est généralement avantageux. Si c’est l’inverse — revenu faible en début de carrière, ou congé parental —, le CELI l’est. À taux égal, le résultat mathématique est équivalent.
L’effet sur les prestations fondées sur le revenu
Un retrait de REER augmente le revenu et peut réduire des prestations calculées selon le revenu, à la retraite comme pendant la vie active. Un retrait de CELI n’a pas cet effet. Pour un revenu modeste, cet argument pèse souvent plus que l’impôt lui-même.
Le droit de cotisation retrouvé ou perdu
Un retrait de CELI libère le droit de cotisation, réutilisable à compter de l’année suivante. Un retrait de REER fait perdre définitivement le droit, sauf dans le cadre de programmes prévus par la loi.
Les deux ne s’excluent pas
La stratégie courante consiste à cotiser au REER l’année d’un revenu élevé, puis à placer le remboursement d’impôt obtenu dans un CELI. Le choix se refait chaque année, selon le revenu de l’année.
Ce que rien de tout cela ne dit
Aucun de ces comptes n’est un placement : ce sont des enveloppes fiscales. Ce que vous mettez dedans, et la convenance de ce contenu à votre situation, relève d’une personne inscrite dans la catégorie appropriée.
Aucun taux, aucun prix et aucune recommandation dans cette page. Les montants et plafonds évoluent : vérifiez-les auprès des sources officielles avant de décider.