Ce que le test vérifie
Un prêteur sous réglementation fédérale doit vérifier que vous pourriez encore assumer vos paiements si les taux montaient. Il calcule donc votre admissibilité à un taux de qualification plus élevé que celui de votre contrat, et non au taux que vous paierez réellement.
D’où vient la règle
Elle découle de la ligne directrice B-20 du Bureau du surintendant des institutions financières, qui encadre la souscription des prêts hypothécaires résidentiels. Son objectif est prudentiel : limiter le risque qu’un ménage devienne insolvable au renouvellement.
Le taux de qualification
Il correspond au plus élevé de deux chiffres : un plancher fixé par le régulateur, ou le taux de votre contrat majoré d’un écart déterminé. Le plancher et l’écart sont révisés par le régulateur; vérifiez la valeur en vigueur auprès d’une source officielle plutôt que de vous fier à un chiffre lu ailleurs.
L’effet concret sur le montant
À revenu identique, le test réduit le prêt maximal par rapport à un calcul au taux contractuel. C’est la raison la plus fréquente d’un écart entre le montant qu’un acheteur croyait obtenir et celui que le prêteur accorde.
Les prêteurs non fédéraux
Certains prêteurs sous charte provinciale ne sont pas assujettis à la même ligne directrice. Cela ne signifie pas que le prêt est plus prudent ou moins coûteux : les conditions, les frais et l’assurance peuvent différer sensiblement.
Ce qu’il faut en faire
Faites établir votre capacité selon le test avant de visiter, pas après une offre acceptée. Un courtier hypothécaire calcule ce montant au départ et vous évite de construire un plan sur un chiffre que le prêteur n’utilisera jamais.
Aucun taux, aucun prix et aucune recommandation dans cette page. Les montants et plafonds évoluent : vérifiez-les auprès des sources officielles avant de décider.